Refaire sa toiture, c'est un projet qu'on fait une ou deux fois dans une vie. Avec un investissement de 8 000 $ à 30 000 $, les conséquences d'une mauvaise décision sont lourdes — et souvent irréversibles. Pas étonnant que beaucoup de propriétaires québécois commettent des erreurs qui leur coûtent cher. Voici les 8 pièges les plus fréquents, avec des cas concrets et des conseils pour les éviter.
1. Choisir le couvreur le moins cher
C'est l'erreur numéro un, et probablement la plus coûteuse à long terme. Le prix le plus bas cache souvent des économies dangereuses : matériaux de moindre qualité, sous-couche inadéquate, solins négligés, ventilation ignorée, ou pire — un entrepreneur sans licence RBQ ni assurances.
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Scénario typique : un propriétaire accepte une soumission à 7 500 $ alors que les deux autres sont à 11 000 $ et 12 000 $. Deux ans plus tard, des bardeaux s'envolent, les solins coulent, et les réparations coûtent 4 000 $. Total réel : 11 500 $, avec une toiture de moindre qualité.
À faire : compare les soumissions en tenant compte de la qualité des matériaux, de la garantie offerte, de la réputation du couvreur et de l'étendue des travaux — pas seulement du prix final. Un écart de 20 à 30 % entre soumissions est normal; 40 %+ est suspect.
2. Ne pas vérifier la licence RBQ
Au Québec, tout entrepreneur qui réalise des travaux de toiture résidentielle doit détenir une licence valide de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). C'est la loi, et c'est ta protection la plus importante.
Sans licence RBQ, voici ce qui peut arriver :
- Aucun recours légal auprès de la RBQ en cas de litige — tu te retrouves devant les tribunaux civils, un processus long et coûteux
- Ton assurance habitation pourrait refuser une réclamation liée à des travaux effectués par un entrepreneur non licencié
- Des amendes pouvant atteindre 1 500 $ pour toi comme propriétaire ayant engagé un non-licencié
- La garantie du fabricant invalidée — les fabricants comme GAF et IKO exigent une installation par un professionnel qualifié
À faire : vérifie la licence en ligne sur le site de la RBQ. Assure-toi que la sous-catégorie 7.2 (Couvertures) est active. C'est gratuit et ça prend 2 minutes.
3. Ne pas obtenir plusieurs soumissions
Un seul couvreur te donne un seul point de vue et un seul prix. Tu n'as aucune base de comparaison — tu ne sais pas si le prix est juste, si les matériaux proposés sont les bons, ou si l'étendue des travaux est complète.
Obtenir 2 à 3 soumissions te permet de :
- Comparer les prix pour le même type de travaux (la différence peut atteindre 30 %)
- Découvrir des options que tu n'avais pas considérées (tôle au lieu de bardeaux, membrane étendue, etc.)
- Évaluer le professionnalisme de chaque couvreur par la qualité de sa soumission
- Négocier en connaissance de cause, avec des chiffres concrets
- Identifier les items manquants — si deux couvreurs incluent la ventilation et un troisième ne l'inclut pas, tu sais que sa soumission est incomplète
À faire : demande toujours au moins 2-3 soumissions détaillées. Pour savoir quoi chercher dans chaque soumission, lis notre guide sur comment lire et comparer une soumission.
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4. Ignorer la ventilation de l'entretoit
La ventilation de l'entretoit est cruciale pour la durée de vie de ta toiture, et beaucoup de propriétaires (et même certains couvreurs pressés) la négligent. C'est pourtant un des facteurs les plus importants pour la longévité de ton investissement.
Une mauvaise ventilation cause :
- Barrages de glace en hiver : la cause numéro un des infiltrations hivernales au Québec
- Condensation et moisissure dans le grenier : dommages au pontage et à la charpente
- Surchauffe en été : l'entretoit peut atteindre 65 °C, accélérant la dégradation des bardeaux de plusieurs années
- Augmentation des coûts de chauffage et climatisation : jusqu'à 15-20 % d'augmentation
À faire : assure-toi que ta soumission inclut une vérification de la ventilation et, si nécessaire, l'ajout d'un évent de faîtage ou de soffites ventilés. Le Code national du bâtiment exige un ratio de ventilation de 1/300.
5. Faire poser par-dessus l'ancienne couche
Certains couvreurs proposent de poser les nouveaux bardeaux par-dessus les anciens pour économiser 1 000 $ à 2 500 $ d'arrachage. C'est tentant, mais c'est rarement une bonne idée :
- Impossible d'inspecter le pontage : le contreplaqué en dessous peut être pourri ou endommagé sans que tu le saches
- Poids supplémentaire : deux couches de bardeaux pèsent 4-6 lb/pi² au lieu de 2-3, ce qui peut affecter la structure
- Garantie réduite ou annulée : la plupart des fabricants réduisent leur garantie pour une installation sur une couche existante
- Défauts transmis : les bosses, ondulations et défauts de l'ancienne toiture vont se transmettre à la nouvelle
- Durée de vie réduite : les bardeaux posés sur une ancienne couche durent typiquement 20-30 % moins longtemps
À faire : opte pour un arrachage complet. L'investissement supplémentaire de 1 000 $ à 2 500 $ te permet d'inspecter le pontage, d'installer une sous-couche neuve et de maximiser la durée de vie de ta nouvelle toiture.
6. Ne pas avoir de contrat écrit
Un accord verbal ne te protège pas — et au Québec, la Loi sur la protection du consommateur oblige l'entrepreneur à fournir un contrat écrit pour les travaux résidentiels. Pas de contrat écrit = pas de protection légale claire.
Un contrat complet devrait inclure :
- Le numéro de licence RBQ et les coordonnées complètes
- La description détaillée des travaux (arrachage, sous-couche, bardeaux, solins, ventilation, nettoyage)
- Les matériaux avec marque, modèle et couleur
- Le prix total, les taxes (TPS + TVQ) et les conditions de paiement
- L'échéancier de réalisation
- Les garanties (main-d'oeuvre et matériaux)
- Les clauses de résiliation
À faire : exige un contrat écrit complet avant le début des travaux. Lis-le attentivement et n'hésite pas à poser des questions.
7. Payer tout d'avance
Un couvreur qui demande la totalité du montant avant de commencer les travaux, c'est un signal d'alarme majeur. Chaque année au Québec, des propriétaires perdent des milliers de dollars à des entrepreneurs qui encaissent l'argent et disparaissent.
L'échéancier de paiement normal :
- Dépôt à la signature : 10 à 30 % maximum (pour la commande de matériaux)
- Paiement intermédiaire : parfois 40 % à la livraison des matériaux ou au début des travaux
- Solde final : 30 à 50 % à la complétion des travaux, après ton inspection et ta satisfaction
À faire : ne paie jamais plus de 30 % d'avance. Retiens le solde jusqu'à ce que les travaux soient complétés à ta satisfaction. Un couvreur professionnel comprend et respecte cette approche.
8. Négliger l'entretien après les travaux
Ta nouvelle toiture n'est pas éternelle. Sans entretien, même la meilleure toiture se détériore plus vite que prévu. Une inspection annuelle coûte entre 100 $ et 300 $ — une fraction du coût des réparations que ça t'évite.
À faire :
- Fais une inspection printanière chaque année après la fonte des neiges
- Nettoie tes gouttières au moins 2 fois par an (printemps et automne)
- Retire les branches et débris qui s'accumulent sur le toit
- Coupe les branches d'arbres à au moins 2 mètres de ta toiture
- Surveille les signes de problèmes (bardeaux soulevés, mousse, taches au plafond)
- Documente l'état de ta toiture avec des photos datées chaque année
Évite ces erreurs dès le départ
La meilleure façon d'éviter ces pièges, c'est de travailler avec des couvreurs licenciés et professionnels dès le départ. Avec Marketplace Soumission, tous les couvreurs de notre réseau sont licenciés RBQ et assurés. Obtiens tes 2-3 soumissions gratuites pour démarrer ton projet du bon pied — on inclut une mesure satellite de ta toiture pour des soumissions précises et directement comparables. Consulte aussi notre guide pour choisir un bon couvreur et savoir combien coûte une toiture au Québec.